Jean Miotte est l’un des représentants majeurs de l’abstraction lyrique et gestuelle de l’après guerre. Peintre français contemporain, autodidacte, il s’oriente très tôt vers une peinture libérée de la figuration, privilégiant le mouvement, l’élan et l’énergie du geste. Inspiré notamment par Georges Rouault et Henri Matisse, il accorde une importance primordiale au choix des couleurs, tracées et balayées sur la toile de manière à faire émerger, selon ses mots, « ce quelque chose de sacré dans l’énergie de vivre ». Dès les années 1950, son travail s’inscrit dans une recherche intuitive où la ligne, la couleur et l’espace dialoguent dans une tension permanente. À travers l’abstraction et la gestuelle, Jean Miotte cherche à créer un langage universel, fondé sur le mouvement et l’expressivité du corps, souvent comparé à une véritable chorégraphie picturale. Partageant sa vie entre Paris et New York, il s’impose rapidement sur la scène artistique internationale. Il expose dans de nombreuses galeries et institutions prestigieuses, et son oeuvre intègre d’importantes collections publiques et privées à travers le monde. En 2002, la Fondation Jean Miotte ouvre à New York, présentant une collection permanente de ses oeuvres et contribuant à la diffusion et à la reconnaissance de son travail. Fidèle à une pratique exigeante et libre, Miotte n’a cessé d’explorer les possibilités expressives du geste, affirmant une abstraction profondément humaine et sensible. Son oeuvre occupe aujourd’hui une place essentielle dans l’histoire de l’abstraction européenne et américaine du XXe siècle.
